L'INTERPRETATON de Louis-Marie Le STRAT

Louis-Marie Le STRAT a eu sur le plan de l'interprétation deux conseillers : l'un fût son père -compositeur, chef d'orchestre, élève de Vincnet d'Indy, Charle-Marie Vidor- qui lui a apprit qu'il ne fallait jamais confondre vitesse et précipitation; l'autre a été Jean Manuel -professeur au cours supérieur de l'Ecole Normale de Musique- qui fit en son temps, un article sur le jeu d' Horovitz, dans lequel il disait que celui-ci confondait : "un clavier avec un DIGITODROME".

Pour Louis-Marie Le STRAT la vitesse à laquelle une oeuvre doit être jouée dépend avant tout de la musicalité contenue dans cette oeuvre. En travaillant lentement  on entend toutes les harmoniques; au fur et à mesure que l'on monte le tempo ces harmoniques se trouvent plus ou moins gommées; toutes ces couleurs musicales peuvent disparaître par une avalanche de notes qui dénature ainsi l'oeuvre musicale pour ne devenir qu'une démonstration de technique.

Louis-Marie Le STRAT s'arrête à la limite où il est encore possible d'entendre la richesse harmonique contenue dans l'oeuvre, tout en respectant le tempo pour lequel elle a été composée.

Il faut aussi tenir compte que dans une salle de concert, peu de gens ont l'oreille excercée à distinguer la néteté des sons au delà de 10 notes par seconde.

La conception de la vitesse doit dépendre aussi des époques: pour les compositeurs dits "classique", la plus grande vitesse connue était celle d'un cheval au galop -environ 50 km/h, et l'on vivait au rythme du jour. Il faut attendre la 2ème partie du XIX ème siécle et l'arrivée du chemin de fer et du moteur à explosition, pour commencer à connaître  des vitesses supérieures,  et ne parlons pas du TGV et des avions SUPERSONIQUES. De nombreux auteurs, tel Beethoven, ont diminué leurs indications de tempo, entendant leurs oeuvres jouées trop vite.(lire le livre de Wilhem de Lens: les trois styles de Beethoven). L'amélioration de la mécanique du piano y a contribué aussi.

Actuellement avec l'arrivée de jeunes interprêtes, la vitesse d'interprétation se trouve beaucoup accélérée, surtout par les solistes venant d'Asie.

La "mécanique" d'un piano comme celui que posséde Louis-Marie Le STRAT ne permettrait pas de telles virtuosités.

En conclusion, il faut posséder une technique solide et une virtuosité irréprochable pour, non pas servir son égo mais la MUSIQUE.

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