Le PIANO ROMANTIQUE

Louis-Marie Le STRAT possède depuis 1968 un PIANO Ignace PLEYEL de 1840.

 

Quand le piano était ROMANTIQUE

 Le Piano "forté" fut inventé en 1698 par Cristofori en Italie. Comme le Clavicorde dont il est issu, -et non du clavecin comme on le croît souvent qui est un instrument à cordes grattées- ses cordes sont frappées par un marteau; celui-ci est en feutre et non en lamelles d'acier comme son ancêtre.

L'instrument ne cesse d'être perfectionné durant tout le XVIIIème siècle car il est au début peu puissant, peu brillant, trop timide et acquerra ses lettres de noblesse au XIXème siècle.

On peut être surpris par la lettre deMozart : quand je joue fort, je peux laisser le doigt sur la touche ou le relever; le son cesse au moment même où je le fais entendre. Je puis faire des touches ce que je veux, le son est toujours égal, il ne tinte pas désagréablement, il n'est ni trop fort, ni trop faible, ni trop manquant.

 C'est en 1840 que fut construit, dans les ateliers Ignace PLEYEL à Paris, le piano sur lequel Louis-Marie Le STRAT joue. C 'est sur des instrumens similaires que fût composé tout le capital pianistique ROMANTIQUE, sur lequels Mendelshon, Chopin, Liszt, Berlioz, Schumann, Brahms etc... ont composé et joué leurs oeuvres.

Ce piano Pleyel est doté d'une mécanique à échappement simple, ce qui lui donne une légèreté très supérieure par rapport à ses successeurs. L'échappement est le mouvement qui oblige le marteau à revenir en arrière avec douceur, rapidité et précision aussitôt la percussion des cordes.

Il faut attendre que le marteau ait repris sa position initiale pour pouvoir à nouveau appuyer sur la touche qui lui permettra à nouveau de frapper les cordes. Ceci ne permet pas une virtuosité telle que nous la connaissons aujourd'hui grâce au"double échappement" - système qui permet de reprendre le marteau avant son retour complet, en en permettant l'utilisation immédiate, ce qui évite de relever complètement le doigt. Il faut donc articuler les doigts, particulièrement sur les notes répétées et lestrilles- battements rapides entre deux doigts.

La sonorité de ce piano est particulière et faible; c'est celle de son époque. Ses cordes sont parallèles et non croisées comme sur les pianos actuels, ce qui offre à l' instrumentiste une palette sonore détaillée des sons graves jusqu'aux aigus.

Son armature est entièrement en bois renforcé fer alors qu'aujourdh'ui celle-ci est en fonte.

Son clavier comporte moins de touches que les pianos actuels, ce qui fait que l'on ne peut doubler certaines basses, comme le font certains pianistes de mauvais goût de nos jours. L'étendue du clavier ne comporte que 6 octaves et demi au lieu de 7 et demi actuellement.L'enfoncement des touches est de7 millimêtres au lieu de 10. Ce qui rend le toucher plus délicat.

Les pianos Pleyel étaient les préférés deChopin qui déclara: Le piano Pleyel est le plus propre à rendre le chant de mon phrasé.

Louis-Marie Le STRAT invite à la fin du concert les auditeurs qui le désirent à venir voir de près cet instrument rarissime qui a été entièrement révisé dans l'atelier de Mr Jean- François FILLAUDEAU à Mozé s/ louet (49) qui en assure l'accord.

Commentaires (1)

1. lavalade 06/06/2014

millimêtres = millimètres

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